L'intérêt d'une assistance à la saisie ne tient pas à sa capacité à produire une écriture. Il tient à sa capacité à répondre à la question posée juste avant l'écriture : comment traiter ce cas-là, dans ce référentiel-là.
Trois usages qui fonctionnent
- retrouver le bon compte dans un plan qu'on ne connaît pas par cœur ;
- expliquer une écriture existante à quelqu'un qui ne l'a pas passée ;
- vérifier un raisonnement avant de l'appliquer à cinquante dossiers.
Ces trois usages ont un point commun : l'assistant produit du texte, et la personne garde la main sur ce qui entre en comptabilité.
Un usage qui ne fonctionne pas
Déléguer la validation revient à confier à un outil une responsabilité qu'aucun outil ne peut porter devant un contrôleur.
La validation d'une écriture engage l'organisation. Elle relève d'une personne identifiée, tracée dans le journal d'audit. Un assistant qui validerait à sa place déplacerait la responsabilité sans déplacer le risque.
Les garde-fous ne se négocient pas
Quelle que soit la manière dont une écriture est formulée, les mêmes règles s'appliquent au moment de l'enregistrement : équilibre débit égale crédit, période ouverte, droits de l'utilisateur, journal d'audit. Un chemin de saisie plus rapide n'est pas un chemin plus permissif.
Savoir dire qu'on ne sait pas
La qualité d'une assistance comptable se mesure à ce qu'elle refuse d'affirmer. Sur une question dont la réponse dépend d'une réglementation locale, la bonne réponse consiste à renvoyer vers la source — par exemple la couverture par pays — plutôt qu'à produire une réponse plausible.
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