Une clinique, un cabinet ou un centre de santé fait cohabiter trois activités dont les cycles n'ont rien en commun : l'acte payé au comptant, l'acte pris en charge par un tiers, et la vente de produits pharmaceutiques.
Le tiers payant crée une créance longue
L'acte réalisé est un produit acquis, même si le règlement viendra d'un assureur dans plusieurs semaines. La créance sur l'organisme payeur se suit comme une créance client : par payeur, par lot de facturation, et par ancienneté. Les rejets partiels — actes non couverts, pièces manquantes — sont la première cause d'écart entre le chiffre d'affaires facturé et le chiffre d'affaires encaissé.
La pharmacie est une activité de négoce
Vendre un médicament relève du commerce : il y a un stock, une marge, une rotation, des péremptions. Trois conséquences comptables :
- le stock doit être valorisé et inventorié, pas seulement compté ;
- les périmés sont une charge de l'exercice où ils sont constatés ;
- la marge sur produits se lit séparément de la marge sur actes.
Séparer les activités dans le plan analytique
Un centre de santé qui ne distingue pas ses activités ne sait pas laquelle finance les autres.
L'axe analytique — consultation, hospitalisation, laboratoire, imagerie, pharmacie — se renseigne à la saisie et ne coûte alors presque rien. Le reconstituer après coup, à partir de recettes globalisées, est impossible.
La caisse reste le point sensible
Les encaissements en espèces, multiples et fractionnés, appellent le même réflexe qu'ailleurs : comptage réel, rapprochement quotidien, écart daté et expliqué plutôt que lissé en fin de mois.
Dans la même rubrique
Recevoir la lettre EkoRubix
Un envoi mensuel : évolutions du SYSCOHADA révisé, échéances fiscales par pays et nouveautés de la plateforme.
Désabonnement en un clic depuis chaque envoi. Aucune adresse n'est cédée à un tiers.